L’énergie renouvelable ne se limite plus aux grandes infrastructures ni aux installations isolées sur les toits. Aujourd’hui, elle peut aussi être partagée, mutualisée, répartie équitablement entre voisins, bâtiments publics, entreprises… C’est tout l’enjeu de l’autoconsommation collective (ACC) : produire localement de l’électricité et la redistribuer, à l’échelle d’un quartier, d’une ville ou d’un territoire.

Ce modèle répond à trois défis majeurs actuels : reprendre la main sur son énergie, créer de la valeur localement et accélérer la transition écologique de manière inclusive.

OYO accompagne chaque jour des producteurs indépendants, des élus, des entreprises, des citoyens engagés et des porteurs de projet dans la conception, la mise en œuvre et l’animation de leur projet d’ACC. Ce guide, qui s’appuie sur notre expertise, répond à toutes vos questions et vous donne les clés pour passer de l’idée à l’action !

L’autoconsommation collective (ACC), c’est quoi exactement ?

1. La définition de l’autoconsommation collective (ACC)

Quand on parle d’autoconsommation, on imagine souvent une maison équipée de panneaux solaires photovoltaïques, qui consomme directement l’énergie qu’elle produit. C’est le principe de l’autoconsommation individuelle : l’énergie est produite pour un usage personnel, sur un seul site.

Mais, dès qu’il s’agit de partager cette énergie entre plusieurs bâtiments et usagers, vous entrez dans un modèle plus collaboratif : l’autoconsommation collective (ou ACC pour les habitués).

Ce dispositif permet à plusieurs producteurs et consommateurs, de se regrouper pour mutualiser une production d’énergie renouvelable locale (solaire, éolien, etc.), et la répartir entre différents sites, qu’il s’agisse de bâtiments publics, de commerces, d’entreprises, d’habitations ou autres acteurs d’un territoire.

2. Le fonctionnement de l’autoconsommation collective (ACC)

Dans une opération d’autoconsommation collective (ACC), l’énergie produite par une ou plusieurs installations (souvent photovoltaïques) est injectée sur le réseau public de distribution. Elle ne circule donc pas directement du toit du producteur à la prise de courant du consommateur.

C’est le gestionnaire de réseau (comme Enedis, ou une Entreprise Locale de Distribution) qui, grâce aux compteurs communicants, mesure les quantités produites et consommées toutes les 15 minutes. L’énergie est ensuite répartie automatiquement entre les membres de la communauté selon la clé de répartition définie par la Personne Morale Organisatrice (PMO).

La coordination de l’ensemble est justement assurée par cette PMO, une structure qui encadre juridiquement, techniquement et administrativement l’opération.

3. Un exemple concret d’autoconsommation collective (ACC) dans une commune

Prenons l’exemple d’une commune de 3000 habitants. Une entreprise a installé des panneaux photovoltaïques sur le toit de ses bâtiments. Juste à côté, on retrouve la mairie, l’école et les bâtiments municipaux ainsi que plusieurs habitations. Tous ces acteurs consomment l’électricité produite par les panneaux solaires de l’entreprise.

Ensemble, ils créent une communauté d’énergie locale. Les habitants n’ont pas besoin d’installer eux-mêmes des panneaux : ils consomment une énergie propre produite tout près de chez eux. C’est un modèle gagnant-gagnant qui permet à chacun de participer activement à la transition énergétique du territoire. Il repose sur une logique de coopération et de résilience locale.



Quels sont les avantages concrets de l’autoconsommation collective ?

L’autoconsommation collective (ACC) ne se résume pas à un simple échange d’électricité entre voisins. C’est un levier pour accélérer la transition énergétique territoriale, capable de transformer la manière dont les territoires produisent, consomment et gèrent leur énergie.

Producteurs, consommateurs et collectivités : chacun tire un bénéfice direct de ce modèle innovant, à la fois économique, écologique et social.

1. Pour les producteurs : mieux valoriser une énergie produite localement

Pour un producteur d’électricité renouvelable (producteurs indépendants, collectivités, entreprises…), l’autoconsommation collective représente une opportunité unique : celle de vendre son énergie directement aux acteurs locaux.

Plutôt que de dépendre de tarifs d’achat qui deviennent de moins en moins attractifs, le producteur fixe librement un prix avec les consommateurs du projet. Résultat : une meilleure rémunération, une relation directe avec les bénéficiaires et une dynamique vertueuse au cœur du territoire.

C’est aussi un moyen de s’inscrire dans un circuit court de l’énergie, en réduisant les intermédiaires mais aussi les pertes liées au transport de l’énergie.

2. Pour les consommateurs : accéder à une énergie verte, locale et plus compétitive

Pour les consommateurs, l’autoconsommation collective (ACC) permet de bénéficier d’une énergie renouvelable produite près de chez eux, sans avoir à investir eux-mêmes dans une installation.

L’électricité partagée localement est souvent proposée à un tarif légèrement plus avantageux que celui du fournisseur historique, générant ainsi des économies. C’est un gain de pouvoir d’achat, mais aussi un choix écoresponsable.

Mais le véritable avantage économique réside dans la stabilité des prix : garantis sur une longue durée (généralement de 5 à 10 ans), le consommateur sécurise une partie de ses factures. Il se protège ainsi des augmentations importantes des prix de l’électricité, comme cela a pu être le cas en 2022 et 2023.

Enfin, ce modèle est particulièrement inclusif : il permet à tous de participer à la transition énergétique de leur quartier ou de leur village.

3. Pour les territoires : résilience, relocalisation, transition

Les collectivités territoriales sont de plus en plus nombreuses à s’emparer du sujet de l’autoconsommation collective comme outil stratégique pour accélérer leur transition énergétique.

En produisant et consommant localement, elles relocalisent la valeur de l’énergie, renforcent leur autonomie face aux fluctuations des prix de l’électricité, et impliquent directement leurs habitants dans des démarches de sobriété et de coopération. L’autoconsommation collective (ACC) devient alors un vecteur d’innovation territoriale, au service de la résilience, de la justice sociale et de l’action climatique.

4. Pour le réseau électrique : plus de souplesse, moins de tension

Enfin, l’autoconsommation collective (ACC) a aussi des vertus pour le réseau électrique lui-même. En consommant l’énergie là où elle est produite, on réduit les pertes liées au transport sur de longues distances et on évite les congestions sur les infrastructures.

Ce dispositif apporte plus de souplesse au système, notamment en période de forte demande ou lors des pics de production renouvelable. Il contribue ainsi à un réseau plus intelligent, plus stable et plus durable, en cohérence avec les évolutions du mix énergétique.

Comment fonctionne l’autoconsommation collective (ACC) au quotidien ?

Derrière le concept d’auto-consommation collective (ACC) se cache une mécanique bien rodée, où production d’énergie, cadre légal et données numériques s’imbriquent comme les pièces d’un puzzle.

1. Une production locale injectée sur le réseau public

L’électricité produite localement n’est pas envoyée directement du moyen de production d’électricité (un panneau solaire photovoltaïque par exemple) vers une prise électrique. Même dans une opération d’auto-consommation collective, l’électricité transite toujours par le réseau public de distribution, géré par Enedis ou une entreprise locale de distribution (ELD).

Ce qui change, c’est l’origine de l’électricité et sa répartition : une partie provient d’un site de production local (ex : une école équipée de panneaux), et le reste continue d’être fourni par votre fournisseur d’énergie habituel. La production est injectée sur le réseau, mesurée à chaque quart d’heure, puis “attribuée” virtuellement à chaque consommateur selon des règles précises.

2. Des compteurs communicants pour suivre les flux en temps réel

Chaque participant, producteur ou consommateur, doit être équipé d’un compteur communicant (comme Linky), pour que l’opération soit possible. Ces compteurs permettent de mesurer en continu les données de production et de consommation, de façon précise, sécurisée et automatique.

Le gestionnaire du réseau (généralement Enedis) collecte ces données toutes les 15 minutes et les transmet à la Personne Morale Organisatrice (PMO) ainsi qu’aux autres parties prenantes (fournisseurs, outils de gestion comme l’application OYO, etc).

3. Une répartition automatisée de l’énergie grâce aux clés de répartition

Le partage de l’énergie repose sur une clé de répartition. C’est un peu comme une règle du jeu : elle définit, toutes les 15 minutes, quelle part de l’électricité produite est attribuée à chaque consommateur.

Il existe plusieurs types de clés, adaptées aux besoins et aux objectifs du collectif.

Voici les 4 types de clés proposés par OYO Communities lors de la mise en place d’une opération d’ACC :

    • Clé statique : pour chaque pas de mesure, chaque consommateur se voit attribuer un pourcentage fixe et déterminé à l’avance de la production. Simple à mettre en œuvre mais peu flexible.

    • Clé au prorata pour chaque pas de mesure, chaque consommateur se voit attribuer un pourcentage de la production correspondant au prorata de sa consommation vis-à-vis de la consommation totale des participants. Simple à mettre en œuvre également mais pouvant délaisser les petits consommateurs. 

    • Clé dynamique optimisée : développée par OYO, c’est une version affinée de la clé au prorata qui évite les déséquilibres entre petits et grands profils. 

    • Clé dynamique prioritaire : développée par OYO, elle permet d’attribuer l’énergie à tous les consommateurs dans un ordre de priorité défini (consommateur A, puis B, puis C, …). 

Ces clés sont communiquées à Enedis, qui les applique pour chaque pas de temps.

OYO accompagne les PMO dans le choix de la meilleure clé selon les objectifs du collectif : équité, performance énergétique, transparence…

4. Une double facturation transparente

Chaque consommateur reçoit deux factures :

    • une provenant du producteur d’électricité locale, pour la part d’énergie issue de la centrale renouvelable.

    • une autre de votre fournisseur habituel, automatiquement réduite de l’électricité déjà consommée localement.

S’il y a une part de production non consommée par la communauté (un surplus)celle-ci peut dans certain cas être valorisée financièrement (via l’obligation d’achat, par exemple). 

5. Et concrètement, qui pilote tout ça ?

La coordination du projet est assurée par la PMO, la Personne Morale Organisatrice.

Cette entité peut prendre différentes formes (association, collectivité, société, coopérative…) et s’occupe de :

    • l’obtention de la convention d’autoconsommation collective auprès du gestionnaire de réseau de distribution

    • définir et mettre en place la clé de répartition

    • suivre et redistribuer les données de consommation et de production aux participants

    • gérer les entrées et sorties de participants

    • animer la communauté et garantir sa transparence

Pour simplifier ce rôle, la PMO peut s’appuyer sur des outils numériques dédiés comme la plateforme OYO Communitiesen automatisant les tâches techniques, en faisant remonter toutes les informations du projet (énergétiques, économique, contractuelles…)et en simplifiant les relations entre les membres de la communauté d’énergie. Par exemple, chaque communauté gérée par OYO dispose d’un forum facilitant l’échange d’informations, de documents, d’organisation de réunion entre tous les membres. 

Quels sont les acteurs d’une communauté d’énergie ?

L’autoconsommation collective repose sur 3 acteurs clés, et leur bonne coordination garantit une opération fiable et pérenne.

1. Les producteurs, moteurs du projet

Sans production locale d’énergie, pas d’autoconsommation collective. Les producteurs sont ceux qui investissent dans une installation de production renouvelable (souvent des panneaux photovoltaïques), et injectent leur surplus sur le réseau.

Ils peuvent être :

    • un producteur indépendant

    • une collectivité qui équipe ses parkings ou bâtiments publics

    • un agriculteur qui valorise le toit de son hangar

    • un bailleur social, une entreprise, ou même un collectif citoyen

Leur objectif ? Rentabiliser leur production tout en contribuant à la transition énergétique du territoire. Un producteur peut aussi être consommateur. C’est le cas, par exemple, d’une école qui consomme une partie de l’énergie qu’elle produit et partage le reste avec ses voisins.

2. Les consommateurs au cœur du dispositif

Les consommateurs sont les bénéficiaires directs de l’énergie locale partagée. Ils ne possèdent pas forcément d’installation photovoltaïque, mais ils consomment une partie de l’électricité produite à proximité.

Ils peuvent être : des particuliers, des habitants d’un immeuble, des commerçants de quartier, des services publics (écoles, piscines, bibliothèques…), des entreprises ou même des associations.

Leur avantage ? Accéder à une électricité locale, souvent à tarif compétitif, avec des prix stables et participer concrètement à un projet durable, sans investissement initial.

3. La PMO (Personne Morale Organisatrice)

Comme expliqué plus haut dans cet article, la PMO est la structure juridique qui coordonne, encadre et fait fonctionner l’opération d’autoconsommation collective.

Quelles sont les étapes pour lancer une opération d’autoconsommation collective ?

Mettre en œuvre un projet d’autoconsommation collective demande de la méthode, une vision partagée et une coordination entre plusieurs acteurs locaux.

Voici, pas à pas, les étapes essentielles pour passer de l’idée à la réalité sur le terrain.

1. Identifier un site de production

Tout commence par un lieu de production. La centrale de production doit être techniquement apte à produire et raccordée au réseau de distribution. La proximité avec les futurs consommateurs est aussi un critère important, puisque la réglementation impose une distance maximale de deux kilomètres entre les participants, avec des dérogations possibles dans certains cas (10 et 20 km).

A noter qu’il est également possible de démarrer la mise en place d’une opération d’autoconsommation collective si le site de production n’existe pas. Le projet sera simplement plus long à mettre en place, puisqu’il faudra rajouter les délais de construction et de mise en service de la centrale (étude de faisabilité, travaux, raccordement etc).

OYO peut vous accompagner dans les deux cas de figure.

2. Réunir un groupe de consommateurs

Une fois le site identifié, il faut constituer la communauté. Cela implique de regrouper des consommateurs intéressés : résidents, commerçants, écoles, services publics ou entreprises locales. Tous doivent disposer d’un compteur communicant (comme le compteur Linky, ou le compteur PME-PMI par exemple) et être raccordés au même réseau de distribution. C’est cette complémentarité des profils de consommation qui permet d’optimiser l’usage de l’énergie produite localement. 

3. Créer la Personne Morale Organisatrice (PMO)

C’est l’une des étapes clés. La PMO est la structure juridique qui porte le projet et en assure la gouvernance. OYO vous conseille sur la forme la plus adaptée ainsi que sur sa création.

4. Signer la convention avec le gestionnaire de réseau

Une fois la PMO en place, elle doit signer une convention d’autoconsommation collective avec le gestionnaire de réseau, généralement Enedis. Cette convention encadre la manière dont les données de production et de consommation seront collectées, partagées et utilisées pour assurer la traçabilité et la juste répartition de l’énergie entre les participants. Elle officialise l’opération et permet son enregistrement dans le système national.

Là aussi, OYO s’occupe de toutes les démarches auprès du gestionnaire de réseau.

5. Définir les règles de répartition

La répartition de l’électricité produite est au cœur du fonctionnement de la communauté. Les règles, appelées « clés de répartition », sont définies par la PMO. Ces règles sont ensuite transmises au gestionnaire de réseau, qui les applique toutes les 15 minutes pour répartir virtuellement l’énergie entre les membres.

6. Mettre en place un outil de gestion

Pour garantir la fluidité et la transparence du dispositif, il est indispensable de s’équiper d’un outil numérique. Celui-ci doit pouvoir récupérer les données des compteurs, appliquer automatiquement la clé de répartition, générer les factures et fournir un espace de suivi accessible à chaque membre. L’application OYO Communities est conçue précisément pour cela : elle simplifie la gestion quotidienne de la communauté d’énergie, tout en assurant une conformité totale avec la réglementation.

7. Suivre, animer et faire évoluer la communauté

L’autoconsommation collective n’est pas un projet figé. Une fois lancée, la communauté doit être animée, ses membres accompagnés, ses règles parfois adaptées. De nouveaux participants peuvent être intégrés, des évolutions réglementaires doivent être prises en compte, et le suivi de la performance énergétique permet de maintenir un haut niveau d’efficacité. La PMO joue ici un rôle d’animation essentiel, souvent soutenue par des partenaires comme OYO qui proposent des outils collaboratifs et un accompagnement sur le long terme.

L’autoconsommation collective n’est pas qu’un projet d’avenir. C’est un modèle déjà encadré par un cadre juridique structurant, mis en place pour sécuriser les opérations et encourager leur développement. Depuis 2015, la loi française a progressivement posé les bases d’un environnement favorable à la création de communautés d’énergie locales.

Ce cadre permet aujourd’hui à des collectivités, des entreprises et des citoyens de produire, partager et consommer de l’électricité renouvelable dans un périmètre maîtrisé, en toute légalité.

1. Une dynamique lancée par la Loi de transition énergétique

La reconnaissance de l’autoconsommation dans la loi remonte à 2015, avec l’adoption de la Loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte. Ce texte a été le premier à inscrire dans le droit français la possibilité de produire de l’électricité pour sa propre consommation, que l’on soit seul ou à plusieurs.

Il s’agit d’un tournant important : la loi ne se contente plus de promouvoir les grandes infrastructures de production centralisée, elle encourage les citoyens et les territoires à s’impliquer directement dans la production d’énergies renouvelables locales. Elle pose ainsi les bases de l’autoconsommation collective, en ouvrant la voie à un partage encadré de l’électricité entre plusieurs acteurs.

2. Le décret fondateur de 2017

Le véritable socle réglementaire de l’autoconsommation collective a été posé en 2017. Le décret n°2017-676 du 28 avril vient fixer les conditions précises dans lesquelles ces opérations peuvent être mises en place. Il définit aussi le rôle de la Personne Morale Organisatrice (PMO).

Ce texte établit également des limites géographiques, en imposant à l’origine une distance maximale de deux kilomètres entre les participants. Il encadre le fonctionnement technique de l’opération, en précisant les conditions de raccordement au réseau public, les modalités de mesure et de répartition de l’électricité, ainsi que les obligations en matière de déclaration et de facturation.

Ce décret a permis de sécuriser juridiquement les projets d’autoconsommation collective, en leur donnant un cadre clair, stable et opérationnel.

3. Des évolutions récentes pour accompagner la montée en puissance

Depuis 2017, plusieurs ajustements réglementaires sont venus compléter le dispositif initial. Le périmètre géographique autorisé a été élargi : en zone périurbaine, la distance maximale entre les participants peut désormais atteindre 10 kilomètres, et jusqu’à 20 kilomètres en zone rurale, sous certaines conditions. Cette évolution ouvre la voie à des projets plus étendus et plus inclusifs.

Par ailleurs, le plafond de puissance installée a été relevé à 5 MWc, et 0,5 MWc en Zone Non Interconnectée (ZNI). Ces évolutions permettent de répondre aux besoins croissants des territoires et de s’adapter à des projets de plus grande envergure.

Dans le même temps, de nouveaux outils ont été intégrés au cadre réglementaire. Enedis a notamment mis en place le système SGE-Tiers, qui permet à des applications comme celle d’OYO de dialoguer directement avec le réseau, pour faciliter la gestion technique et administrative des opérations. Cette interconnexion sécurisée contribue à fiabiliser et automatiser le fonctionnement des communautés d’énergie.

4. Un ensemble d’obligations pour garantir la transparence et l’équité

Le cadre légal actuel repose sur plusieurs principes fondamentaux, conçus pour protéger à la fois les producteurs et les consommateurs. Tout d’abord, la création d’une Personne Morale Organisatrice est indispensable.

Ensuite, l’opération doit être déclarée auprès des autorités compétentes, via les plateformes prévues à cet effet. Une convention d’autoconsommation collective doit être signée avec le gestionnaire de réseau (Enedis ou une Entreprise Locale de Distribution), précisant les modalités techniques de l’opération : périmètre géographique, clés de répartition, puissances en jeu, dispositifs de comptage, etc.

Enfin, les flux d’énergie doivent faire l’objet d’un suivi précis et transparent. Chaque participant doit pouvoir connaître sa consommation, sa part d’énergie locale et l’impact économique de sa participation. Pour cela, des outils adaptés, comme ceux proposés par OYO, sont essentiels pour piloter la répartition, éditer les factures et animer la vie de la communauté.

5. Un cadre qui évolue pour devenir un véritable levier de transition

Le cadre juridique de l’autoconsommation collective continue de s’adapter pour répondre aux enjeux du terrain. Il s’ouvre à de nouveaux modèles économiques, à une plus grande diversité d’acteurs, et à des ambitions croissantes des territoires.

Aujourd’hui, ce socle réglementaire est suffisamment robuste pour permettre à chacun, particulier, agriculteur, entreprise, collectivité, de s’engager sereinement dans une opération d’autoconsommation collective. C’est une condition essentielle pour démocratiser l’énergie partagée, et faire de l’ACC un pilier concret de la transition énergétique locale.

Quel avenir pour l’autoconsommation collective (ACC) ?

L’autoconsommation collective (ACC) n’est plus une expérimentation réservée à quelques territoires pionniers. Elle s’impose aujourd’hui comme un modèle d’avenir, à la croisée des enjeux climatiques, économiques et sociaux.

Dans un contexte de transition énergétique urgente, de hausse des prix de l’énergie et de volonté de souveraineté locale, ce dispositif décentralisé se déploie à grande échelle, porté par une dynamique solide.

1. Une impulsion claire des politiques publiques

Les pouvoirs publics soutiennent activement le développement de l’autoconsommation collective (ACC). L’État, via la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE), la loi Climat & Résilience ou encore des dispositifs d’aides, donne un cadre favorable à l’émergence de projets d’énergie partagée. Les collectivités locales, elles aussi, se mobilisent à travers des appels à projets, des subventions à l’ingénierie ou au raccordement, et des politiques territoriales ambitieuses.

Cette volonté commune vise à replacer les citoyens, entreprises et institutions au cœur du système énergétique, en leur permettant de produire et consommer une électricité renouvelable localement.

2. Un modèle taillé pour les défis contemporains

L’autoconsommation collective (ACC) est particulièrement adaptée aux enjeux actuels : elle renforce la résilience énergétique des territoires. Elle constitue aussi un levier de lutte contre la précarité énergétique, en rendant l’accès à l’énergie renouvelable plus inclusif, même pour ceux qui ne peuvent pas produire eux-mêmes.

Ce modèle favorise également la relocalisation de la valeur énergétique : la production, la consommation, les flux de données et les revenus générés restent ancrés dans le territoire. Plus qu’une solution technique, l’autoconsommation collective (ACC) devient un outil structurant pour les politiques locales de transition écologique.

3. Une nouvelle culture de l’énergie à faire émerger

Au-delà des chiffres, des normes et des technologies, l’autoconsommation collective (ACC) ouvre la voie à une transformation culturelle majeure. Elle invite à repenser notre rapport à l’énergie : plus proche, plus visible, plus collaborative.

Dans un monde où l’énergie était jusqu’ici perçue comme lointaine et centralisée, l’autoconsommation collective (ACC) rend chaque kilowattheure tangible, local et maîtrisé. Elle repose sur des logiques de coopération, de mutualisation et de gouvernance partagée, et remet l’humain au centre du système énergétique.

OYO est convaincu que cette nouvelle culture est essentielle pour réussir la transition. C’est pourquoi nous accompagnons les porteurs de projet, outillons les collectivités, et rendons la gestion des communautés d’énergie simple, fluide et transparente.

Comment OYO vous aide à passer à l’action ?

L’autoconsommation collective peut sembler complexe à mettre en œuvre. Pourtant, avec les bons outils et le bon accompagnement, cette ambition devient accessible à tous. C’est précisément la raison d’être d’OYO : structurer, connecter, piloter et optimiser chaque projet d’énergie partagée.

1. Un accompagnement humain, expert et de proximité

Nos équipes vous accompagnent à chaque étape clé d’un projet : de la première idée à la mise en service, puis dans le pilotage au quotidien.

Etude de faisabilité, constitution de la PMO, demande de convention d’ACC, choix de la clé de répartition, contractualisation, analyse des flux… Vous bénéficiez d’un soutien sur-mesure, porté par des experts engagés à vos côtés.

Nous adaptons notre accompagnement à la réalité, les enjeux et le rythme de différents acteurs comme les collectivités, les producteurs indépendants d’énergie, les entreprises, les bailleurs sociaux, les syndicats d’énergies, etc.

2. Une application certifiée pour tout piloter simplement

Au cœur de la solution OYO, une application web et mobile qui vous permet de gérer l’ensemble de votre communauté d’énergie. Certifiée SGE-Tiers par Enedis, elle vous connecte directement au réseau public tout en respectant le cadre réglementaire de l’autoconsommation collective.

Répartition automatisée de l’énergie, suivi des consommations, facturation intégrée, espace communautaire, tableaux de bord… Tout est pensé pour que les Personnes Morales Organisatrices (PMO) puissent gérer facilement leur projet, en toute autonomie et sans surcharge administrative.

3. Une solution souple : clé en main ou modulaire

Vous souhaitez un parcours simplifié, et un accompagnement à toutes les étapes du projet ? OYO propose des modèles clé en main, intégrant tous les outils nécessaires pour lancer rapidement votre opération d’autoconsommation collective. 

Vous disposez déjà de certaines briques ou d’un écosystème existant ? Des offres « étude et montage » ainsi que « mise à disposition du logiciel » sont également disponibles. 

L’objectif : vous offrir la bonne solution, au bon moment, sans contrainte inutile. 

Conclusion – L’autoconsommation collective : l’énergie de demain, construite ensemble

L’autoconsommation collective (ACC) incarne une réponse concrète, opérationnelle et pleine de sens aux défis majeurs actuels. Produire localement, partager équitablement, consommer en conscience : ce modèle redonne du pouvoir d’agir aux collectivités, aux citoyens et aux acteurs économiques. Il crée des dynamiques positives sur les territoires, tout en accélérant la transition énergétique de manière inclusive et durable. Ce n’est pas une vision réservée à demain, mais une réalité déjà à l’œuvre dans de nombreux villages, quartiers et zones d’activités.

Vous êtes une collectivité, un producteur indépendant, un bailleur, une coopérative ou un citoyen engagé ? Il n’a jamais été aussi simple de passer à l’action.